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Tout entrepreneur a quelque chose de ces Bleus là…

Dimanche 15 juillet 2018, aux alentours de 18H, l’Equipe de France de football est championne du monde pour la deuxième fois de son histoire, s’octroyant ainsi le droit d’arborer une seconde étoile sur son maillot et rejoignant ainsi le club très fermé des nations ayant remportées plusieurs fois la coupe du monde. En termes d’analogie avec le monde entrepreneurial, une étoile pourrait correspondre à l’équivalent d’une exit à 8 ou 9 chiffres. Alors deux, imaginez…

Si la formidable épopée des Bleus a, tout comme en 1998, tenu en haleine tout le pays, un mois entier durant, c’est le pouvoir d’adhésion qu’une cause collective, forte, clairement identifiée peut générer qui est à retenir ici. Un phénomène qui, à n’en pas douter, fera pâlir d’envie tout leader d’entreprise et autre DRH. C’est d’ailleurs, tout l’ADN du format BeyondThePitch que je propose en levier d’influence aux acteurs de la transformation digitale (start-up et grand groupe).

Je vais ainsi consacrer ce post aux caractéristiques des joueurs, étant moi-même aussi un grand fan de foot, en proposant une série d’analogies entre le monde des start-up et celui de l’entrepreneuriat, tant le lien entre création de valeur et sport de haut niveau est ténu. L’ADN de Frenchy a toujours été de suggérer, par la force de l’exemplarité et l’excellence de son casting, une incarnation des valeurs entrepreneuriales, complètement en phase donc avec ce principe de sélection du coach sportif. Si depuis le 15 juillet 2018, nous sommes tous un peu « CHAMPIONS DU MONDE ** », un(e) entrepreneur(e), à lui/elle, tout au long de son aventure, à déployer des aptitudes et schémas mentaux très proches de ceux des joueurs de l’Équipe de France ! Déroulons ainsi le 11 type de Didier Deschamps et je vous propose de le faire autour de ces magnifiques illustrations signées Yann Dalon.

Hugo Lloris #1

Crédit – Yann Dalon

C’est le capitaine, posé, réfléchi, il est écouté et respecté par tout le vestiaire. C’est aussi le dernier rempart qui se doit d’être décisif parce que quand il ne l’est pas, et bien, c’est flagrant, ça se voit et surtout ça coûte cher à toute l’équipe… Forcément particulièrement exposé aux critiques, il peut aussi les faire taire « d’un claquement de gants » par des arrêts miraculeux. Donc pour un gardien, peu importe la manière, seul le résultat compte.

Et dieu sait si ce mantra d’efficacité accompagne aussi l’entrepreneur… Obtenir des résultats, aller au bout des choses, de lui/elle-même, comme un éternel recommencement deviennent même petit à petit sa raison d’être. C’est aussi une formidable leçon de sang froid et d’humilité. Ainsi tel en va le quotidien de l’entrepreneur comme celui du gardien de but.

Benjamin Pavard #19

Crédit – Yann Dalon

Crédit – Yann Dalon

C’est mon favori, sorti de nulle part, à 22 ans à peine, c’est un rêve éveillé pour ce garçon ! Il nous a gratifié d’une frappe, en 1/8 de finale contre l’Argentine de Messi, que l’on aurait cru sortie tout droit du manga Oliv & Tom… Comme quoi pour pouvoir réaliser des choses merveilleuses, il est utile de savoir nourrir en inspiration et références mentales son imaginaire.

La trajectoire idyllique de Benjamin est aussi là pour nous rappeler que tout est toujours possible, à chaque instant, à celui qui garde la foi et surtout tente sa chance…. Chaque entrepreneur a quelque chose en lui de Benjamin Pavard. Au début, personne ne le connaissait, ne croyait en lui et à la fin il réussit à s’imposer, devient titulaire, numéro 1 et champion du monde… A bon entendeur !

Raphaël Varane #4 et Samuel Umtiti #5

Crédit – Yann Dalon

La charnière défensive, le bloc bas sachant faire face à tous les assauts, même les plus intenses et répétés, d’une parfaite solidarité et complémentarité…

Évidement vous me voyez venir… N’en va pas t-il de même d’un couple d’associés co-fondateurs ?! Alors vous savez quoi… Le 1er, parmi vos Founders, qui tombent sur ce post, est en droit de demander aux autres d’exécuter la danse de la joie d’Umtiti après son but en 1/2 finale contre la Belgique, tout en déhanché… 😉

Crédit – Yann Dalon

Revenons à des considérations plus « Technico-Stratégiques » : Une équipe, ou devrais-je plutôt parler de « Bloc Équipe » se construit de derrière à savoir par la défense. Et bien pour une entreprise c’est pareil, on peut, à un moment, être tenté par des stratégies offensives de conquête, des tentatives de diversification, mais quand ça commence à tanguer, en période de gros temps, on revient aux fondamentaux : l’origine de son métier, de sa création de valeur, de ce que l’on sait faire le mieux et de façon unique, on s’applique à réduire les coûts, préserver les marges, reconstituer ses fonds propres. Sur le terrain comme en matière de business, on gagne toujours et d’abord par la défense.

Par ailleurs, il ne vous aura pas non plus échappé que ce sont 2 défenseurs qui ont tous deux marqué des buts décisifs, nous rappelant ainsi le caractère vertueux du dépassement de fonction ou pour une entreprise la faculté à se réinventer !

En ce qui concerne Varane, un autre parallélisme flagrant est encore à relever. En 2014, lors de la coupe du monde au Brésil, Raphaël perd son duel de la tête sur le seul but allemand qui renvoie la France à la maison. Alors que 4 ans plus tard, sur un même duel de la tête, encore sur coup de pied arrêté, il s’impose et qualifie cette fois son équipe… Impossible de ne pas faire le lien avec l’entrepreneur qui saura tirer partie de ses échecs antérieurs pour construire ses succès à venir.

Lucas Hernandez #21

Crédit – Yann Dalon

Le joueur est « dur sur l’homme », élevé, à l’Atletico Madrid, à l’école sud-américaine par le coach argentin Diego Simeon, il est là pour nous rappeler que la vie d’entrepreneur consiste à se forger un mental à tout épreuve, se tanner le cuir comme on dit et que souvent les arbitrages sont faits de frustration, de désillusions, d’échecs et qu’il faut évidemment toujours trouver la force de se relever, se servir du vécu pour continuer à avancer.

Lucas est aussi un joueur qui malgré son jeune âge est passé maître dans ce qu’on appelle l’intox, à savoir intimider l’adversaire, en faire des tonnes pour gagner un avantage psychologique et mental, c’est simple on a, avec lui, un peu l’impression d’avoir à faire à un vieux briscard aux 50 sélections.

Dans l’univers des start-up, je rattacherais cela au fameux concept du « Fake it until you make it »… Et pour Hernandez comme pour le startupper habile qui s’y emploie, ça marche !

N’golo Kanté #13

Crédit – Yann Dalon

Lui c’est le ratisseur de ballons, infatigable, au milieu de terrain. C’est simple sans lui rien n’est possible ! Les moins avertis ne le remarqueront même pas mais ceux qui savent, savent… L’équipe lui doit tout. Et pourtant, il est particulièrement discret et réservé. Comme chez les entrepreneurs, celui qui fait bien n’a pas besoin d’en faire des tonnes…

Souvent retrouve t-on aussi cette notion de cheville ouvrière, maillon fort dans une équipe, au démarrage d’une Start-up, parfois le 1er salarié, pour un entrepreneur et à coup sûr le 1er nom à coucher sur la feuille pour un sélectionneur de foot. Vous voyez on parle décidément bien le même langage dans ces deux univers !

Blaise Matuidi #14

Crédit – Yann Dalon

Alors lui, c’est celui qui se sacrifie pour le bien de l’équipe. Il sait un peu tout faire et surtout ne rechigne pas à la tâche, bien au contraire. C’est lui qui va t’équilibrer et te stabiliser l’ensemble. Habitué à jouer en 6 devant la défense, il a pour les besoins du coach et de l’équipe su se décaler à gauche du milieu de terrain pendant toute la durée de la coupe du monde.

Dans le monde de l’entreprise, je l’assimilerais à ce qu’on appelle « Le Cost Killer », l’agent qui va te réguler la part de risque, tout simplement indispensable ! De prime abord, il ne paye pas de mine, il ne semble pas posséder des qualités exceptionnelles, mais il est toujours là, sait mieux que les autres analyser, anticiper et à la fin, il détient bel et bien les clés.

Dididier Deschamps était comme cela aussi en tant que joueur, cela l’a amené tout simplement à détenir le plus grand palmarès de son sport et encore plus fort, réussir à transmettre cet état d’esprit à ses joueurs. On reviendra bien évidemment sur le cas de coach Didier, dans ce post.

Paul Pogba #6

Crédit – Yann Dalon

A l’époque de son transfert, il y a 2 ans maintenant, le joueur le plus cher du monde… ça ne veut rien dire, certes ! Mais tout de même… Il faut assumer derrière. Lui c’est celui qui a changé… Au départ, comme il est très doué, il veut tout faire tout seul, se voit très beau et est obnubilé par son destin personnel, sa petite personne ! Résultat : aucun impact véritable sur l’équipe et forcément la cible de toutes les critiques. Et petit à petit, au contact du coach, des anciens, il comprend la vertu qu’il y a à simplifier son jeu, moins garder le ballon, se fondre dans un collectif et accepter de tirer partie de son gabarit pour défendre, pour le bien de tous.

Ce serait l’entrepreneur qui aurait arrêté de faire la tournée des médias, des conférences, éventuellement même des investisseurs pour opérer un focus salvateur sur son produit, ses clients, ses revenus.

Antoine Griezman #7

Crédit – Yann Dalon

Antoine a été loin d’être exceptionnel pendant ce mondial malgré son statut de star. Il a eu des pénaltys à mettre au fond et il n’a pas tremblé. Il a aussi délivré des passes décisives sur coups francs à plusieurs reprises, dans des moments charnières. On dira d’Antoine, qu’il a tenu son rang !

C’est un peu, en matière d’entreprise, l’avantage procuré par le fait d’intégrer à l’aventure un serial entrepreneur à succès, avec de l’expérience, qui est déjà passé par là et qui va vous permettre d’éviter les pièges, rassurer un peu tout le monde, tout le temps. Sur son simple nom les investisseurs rentrent les yeux fermés.

Griezman c’est un peu le Jean-Baptiste Rudelle du football, vous lui donnez le ballon et vous le laissez faire, il sait !

Olivier Giroud #9

Crédit – Yann Dalon

Il faut connaitre un peu le football pour comprendre l’apport de Giroud à l’équipe car à première vue, il joue numéro 9, il est sensé marquer des buts, alors avec un zéro pointé au compteur, on est en droit de se demander pourquoi et comment le coach a continué à lui accorder sa confiance?

Tout d’abord c’est que jusque là, il avait fait le job avec des stats qui parlent pour lui et que ça un coach ne l’oublie pas. C’était en grande partie grâce à lui qu’on était là ! Et puis, d’un point de vue tactique, par le point de fixation qu’il propose devant, il permet à la star de l’équipe, Antoine Griezman, de pouvoir jouer dans le registre qu’il affectionne le plus, en 9 et 1/2, juste derrière l’attaquant et que ça aussi ça compte dans la tête du coach.

C’est cette idée que le tout est plus que l’ensemble des parties et il en va évidemment de même en matière d’entreprise. C’est le fameux l’équipe, l’équipe et encore l’équipe !

Kylian M’Bappé #10

Crédit – Yann Dalon

Kylian…

Le grand public l’a découvert à l’occasion de ce mondial mais ça fait déjà 5,6 ans que toutes les cellules de détection en Europe se l’arrachent… C’est véritablement un phénomène et la sensation de ce mondial, à seulement 19 ans ! C’est simple un seul joueur avant lui était parvenu à décrocher le titre suprême en marquant autant de buts dans une phase finale, c’est Pelé, le roi, le seul… ça situe bien l’excellence du garçon allant jusqu’à pousser les éditorialistes à glisser le plus naturellement du monde son patronyme dans la devise républicaine : « Liberté, Egalité, M’Bapé ! »

Alors quel parallèle vais-je vous proposer avec le monde des entrepreneurs… Vous vous attendez à ce que j’évoque des noms comme celui de Mark Zuckerberg, pour sa précocité et le caractère faramineux de la valorisation de Facebook, oui, certes mais un peu trop facile. Non ce qui m’intéresse de faire ressortir chez Kylian c’est que tout aussi hallucinant que puisse paraître son glorieux destin, ce qu’il faut retenir, pour un entrepreneur, c’est que pour ce joueur, tout ce qui lui arrive n’est que la suite logique de sa préparation et projection mentales. Puisque depuis toujours il a travaillé et s’est préparé pour ce niveau précis de performance, que son entourage, ses parents notamment, ont, eux aussi, conditionné leur propre vie à cette réalisation tant ils étaient persuadés des qualités hors norme du garçon. En fait, Kylian s’est lui même programmé à réaliser tout cela et depuis très longtemps, il n’y a, pour lui, aucun exploit mais une simple forme de concrétisation de la projection mentale qu’il s’est intérieurement élaborée depuis toujours.

Et ce mécanisme de conditionnement est fondamental à comprendre et à savoir mettre en place pour un entrepreneur… Vous ne pourrez récolter qu’à mesure de l’intention initiale que vous aurez projetée, pour vous, vos équipes mais aussi à la face du monde, bref votre vision… Mais pas juste ce truc de com, non ce que vous portez le plus profond de vous, depuis toujours !

C’est d’ailleurs ce que l’on fait avec BeyondThePitch

Quelque part, je dirais que l’on va chercher le M’Bapé qui est en chacun de vous 😉

Didier Deschamps

Didier…

Ah Didier ! « La Dech » de son surnom quand il était joueur. C’est facile c’est à lui seul un passeport pour la gagne ! Comme dans la cour de récréation, quand on faisait les équipes, tu veux gagner, il te faut Deschamps dans ton équipe. Ça a toujours été comme ça, d’abord en tant que joueur, puis comme entraîneur de club et maintenant encore comme sélectionneur des Bleus.

En tant que joueur il n’a jamais disposé de qualités exceptionnelles mais de par son placement, son intelligence de jeu et surtout son sens des responsabilités, il se retrouvait, dans toutes les équipes où il est passé, à guider ses co-équipiers, en véritable patron de vestiaire. Didier compte aujourd’hui parmi les plus grands palmarès de toute l’histoire de son sport. Rien que ça ! Un véritable destin français, ni plus, ni moins… Merci Didier !

Ce qu’il faut comprendre c’est que bien évidemment une telle excellence n’est pas le fruit du hasard ! Deschamps a toujours été un bourreau de travail, compensant ainsi des aptitudes physiques et techniques non exceptionnelles, s’attachant aux moindres petits détails car le haut niveau, tout comme la différence entre l’échec ou la réussite entrepreneuriale, ça se joue sur des détails… On a souvent résumé cela à de la chance…

Mais avoir de la chance, en sport comme en business c’est un talent justement !

C’est une posture de confiance, d’ouverture au monde qui fait que les efforts produits sans relâche au fil du temps finissent un jour par payer.

En fait, en sport comme en business le secret c’est la résilience.

Alors, vous, à quel joueur de l’équipe de France vous identifiez-vous le plus en tant qu’entrepreneur ?

En tout cas ce qui est certain c’est que maintenant c’est à nous de jouer et que oui ce nouveau statut de champion du monde doit nous inspirer et nous pousser encore davantage à aller de l’avant, à entreprendre et à être encore plus serein et ambitieux !

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